MAMADOU KOUME, EX-DIRECTEUR DE L’APS A SON SUCCESSEUR
Vendredi, 05 Mars 2010 03:41
’’Ne faites pas tomber le bâton du relais que je vous passe’’

L’ex-Directeur de l’Agence de presse Sénégalaise (Aps), Mamadou Koumé, a passé le témoin ce jeudi à son successeur Mohamed Joseph Henri Sarr. Il lui a demandé de maintenir la barre haute et de veiller à doter les agents de l’Aps de plus de moyens.

Lors de la passation de service avec son successeur, Mamadou Koumé le directeur sortant de l’Aps, n’a pas tari d’éloges à l’endroit des agents de cette société. S’adressant à son successeur, Mohamed Joseph Henri Sarr, il lui a dit : ’’vous pouvez compter sur cette équipe. Ce sont de vrais professionnels. Je suis fier d’eux, c’est une équipe de rêve, une « dream team ». Ce sont des agents très performants. C’est un privilège d’avoir travaillé avec eux pendant neuf ans et quatre mois. Ils ont fait un travail excellent, en dépit des contraintes et difficultés traversées par cette entreprise. Je félicite tous ceux qui ont contribué à donner un peu plus d’envergure à cette maison’’.

Il a souhaité la bienvenue à son successeur et dit lui avoir laissé ’’un personnel très dévoué’’. Il a toutefois demandé à Mohamed Joseph Henri Sarr de veiller à ce que les agents aient plus de moyens. ’’S’ils ont plus de moyens, ils peuvent faire mieux’’.

Il n’a pas manqué cependant de le mettre en garde : ’’ne faites pas tomber le bâton du relais que je vous passe’’.

Prenant la parole, le nouveau directeur de l’Aps a répondu à Mamadou Koumé. ’’Je suis très fier du travail abattu. Cela m’a beaucoup surpris. J’ai l’honnêteté intellectuelle de le dire parce que j’ignorais jusqu’ici ce qui a été fait. Quand j’en ai eu la preuve avec des documents à l’appui, j’ai été particulièrement touché. Parce que je ne me rendais pas compte à quel point, il a fallu à la sueur du front, construire cette maison’’, a-t-il déclaré.

Aux agents de l’Aps, il dira : ’’nous devons faire plus que ce que le directeur Koumé nous a laissé. J’aurais considéré que j’ai échoué si, j’en donne moins à celui qui viendra après moi dans six mois, un an, voire trois ans. Si le doyen Koumé a fait tout ce qu’il pouvait pour que cette entreprise soit ce qu’elle est aujourd’hui, si moi je prends l’engagement de faire exactement pareil, cela n’aura de sens que si, chacune des parties prenantes de l’entreprise prend le même contrat social. Si ce contrat social ne marche pas, c’est que quelque part l’un de nous aura failli à sa mission. Il faut faire le maximum pour que ceux qui viendront après nous à des postes de rédacteur en chef, de chef de desk, à celui de directeur général y retrouvent un outil de travail qui fonctionne’’.










Auteur: Mouhamed Diaw

 

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