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Jeudi, 19 Novembre 2009 03:04 |
"L’enseignement supérieur doit rester un modèle culturel"
Le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, le professeur Abdou Salam Sall, a soutenu que l’enseignement supérieur c’est plus qu’un transfert de savoirs et de savoir-faire, mais reste ‘’un modèle culturel’’. Interrogé par l’APS après la visite du Weill Cornell Medical College du Qatar, Abdou Salam Sall bien qu’impressionné par le confort et les moyens modernes mis à la disposition des étudiants, a précisé que l’enseignement supérieur ‘’c’est plus que cela’’
‘’Je préfère le cas de Dakar qui partage avec beaucoup d’universités du monde des filières, mais en s’enracinant fortement dans nos valeurs et nos éléments culturels’’, a-t-il dit.Il a expliqué le concept qui consiste, pour la Qatar, à construire des bâtiments où à offrir des réserves de terres pour des universités américaines qui viennent s’installer et délivrer des enseignements des universités d’origine.Pour Abdou Salam Sall, le Qatar a les standards internationaux pour son enseignement supérieur et l’UCAD cherche en permanence ces standards pour avancer.‘’Voir ce pays qui a énormément de richesses investir tant dans l’enseignement supérieur doit nous pousser à être attentifs à cela, nous qui n’avons pas beaucoup de ressources naturelles’’, a-t-il souligné.Dans cette perspective, il a estimé que les Africains doivent se mobiliser davantage pour l’enseignement supérieur, afin de trouver les raccourcis permettant d’améliorer le quotidien des populations.‘’L’Afrique est très riche, mais il faut s’organiser de façon à mettre l’accent sur le supérieur. C’est vrai l’éducation pour tous est nécessaire, mais si l’on veut des résultats tout de suite et maintenant c’est l’enseignement supérieur’’, a relevé le recteur de l’UCAD.La Fondation Qatar a initié un sommet sur les innovations en éducation notamment l’enseignement supérieur pour voir comment l’éducation notamment l’enseignement supérieur peut participer au développement sous tous les angles.Le Forum était ainsi axé sur les innovations et les créations d’entreprise sur l’engagement citoyen le dialogue des cultures, de compréhension mutuelle.C’est pourquoi le recteur a jugé que c’était une rencontre intéressante où tous les continents sont représentés dans un cadre d’échanges et de mutualisation future d’expériences et de bonnes pratiques éducatives.‘’Ce qui sort dans ce contexte de l’économie de la connaissance, a relevé Professeur Sall, c’est que les ressources naturelles sont importantes mais ce qui est plus important c’est la connaissance, c’est l’état esthétique de gens bien formés au standard international pour prendre en charge l’économie dans une perspective solidaire aider les autres dans leur mieux- être’’.Le recteur de l’UCAD a souligné qu’après la récente conférence de Paris sur l’enseignement supérieur, ‘’la preuve est donnée que la volonté pour la connaissance est partagée par tout le monde que ce soit au Japon, aux Etats Unis ou dans les pays du Moyen Orient, il y a cette volonté de bien éduquer les gens en respectant les standards’’.Partageant l’idée d’innovation qui sous-tend la rencontre de Doha, le professeur Sall a estimé que la responsabilité de ‘’l’enseignement supérieur est énorme dans cette nouvelle société et cela concerne aussi les apprenants’’.L’UCAD, dans le plan de travail de sa Fondation notamment du volet partenariat avec les fondations, va faire des requêtes de financement auprès de la Fondation Qatar.Mais ce qui est constant, selon le recteur et qui a été au cœur des débats c’est la durabilité des systèmes de financement de l’enseignement supérieur. ‘’C’est d’abord l’Etat, l’Université elle-même par ses apprenants et ses expertises et la coopération internationale’’, a-t-il encore dit.La rencontre, première du genre qui a pris fin mercredi, a été l’occasion d’ouvrir un large débat et des échanges entre près d’un millier de participants issus de secteurs variés sur les innovations en matière d’éducation.
Auteur: ADL/AD |
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