PRISE EN CHARGE GRATUITE DES FISTULES
Jeudi, 18 Février 2010 01:08
Le Dr Millogo en colère contre les responsables du programme

Le programme de prise en charge gratuite des fistules obstétricales ne fonctionne pas très bien. C’est propos son du chirurgien du centre hospitalier régional de Tambacounda le Dr Sogo Millogo. Du fait de la lenteur de la procédure mise en place par les autorités pour bénéficier de se service décourage le plus souvent les fistuleuses, a déclaré le Dr Millogo, chargé de leur opération. C’était au cours de la journée porte ouverte de l’hôpital régional de Tambacounda.

’’Le programme fistule ne fonctionne pas très bien’’, a affirmé le Docteur Millogo lors de la journée porte ouverte de l’hôpital régional de Tambacounda la semaine dernière. ‘’Je suis fâché contre eux (les responsables du programme, NDLR), parce que nous sommes agressés par les fistuleuses’’, a-t-il ajouté.

Un ‘’travail bloqué sans assistance’’ qui peut durer de six à sept jours avant l’accouchement est à l’origine de la fistule explique le site de l’UNFPA destinée à cette anomalie.

‘’Durant ce travail prolongé, les tissus mous du bassin sont compressés contre la tête descendante du bébé et l’os pelvien de la mère. Le manque d’écoulement de sang entraîne la mort des tissus, qui crée une fistule – ou trou – entre le vagin et la vessie de la mère, ou entre le rectum, ou les deux. Le résultat est une fuite chronique d’urine et/ou de matières fécales’’, ajoute la même source.

La plupart des victimes sont rejetées par leur mari et leur entourage. ‘’S’il faut répertorier les fistuleuses à Tambacounda pour qu’elles attendent à l’hôpital régional des gens qui viennent de Dakar une fois dans l’année, ces femmes disparaissent’’, a noté le Dr Millogo.

Selon lui, ces femmes habitent des zones difficiles d’accès. ‘’Si elles ont un numéro, on vous dit qu’il est soit résilié, soit qu’il appartenait à un cousin qui a perdu son portable’’, ajoute-t-il.

‘’L’opération de la fistule est gratuite, mais le transport n’est pas gratuit’’, a-t-il relevé, indiquant les pour souligner les difficultés de mobilité dans cette vaste région, qu’il existe des patients qui doivent quitter leur village situé à des kilomètres pour se rendre dans un autre afin d’attendre un véhicule qui passe certains jours de la semaine pour espérer regagner le chef-lieu de région.


















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